La chaleur étouffante qui s?était abattue sur le littoral avait eu pour effet de nous confiner cet après-midi là dans la fraîcheur reposante de la maison. La chambre exposée au nord offrait ce que l?on peut considérer comme une température raisonnable, quand le mercure du thermomètre à l?ombre atteint sans grand effort les 37°.
Nous venions de terminer une de ces siestes coquines qui laissent libre cours à notre appétit sexuel et nous permet de faire exploser les fantasmes qu?une atmosphère nocturne ne nous engagerait nullement à révéler. Sur la porte, des coups secs, mais timides, vinrent perturber l?engourdissement que les mouvements continus d?une volupté partagée avaient engendré. Péniblement je me levai, enfilai mon caleçon pour cacher ma virilité pourtant honorable et me dirigeai en traînant les pieds vers la porte d?entrée, derrière la vitre de laquelle se profilait une silhouette féminine.
La porte s?ouvrit sur un être des plus sensuels et des plus attirants que j?aurais pu difficilement imaginer un jour venir frapper à ma porte. Ma compagne dormait, semble-t-il, à poings fermés, car je ne l?entendais pas m?interroger sur le visiteur importun
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